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Sexothérapie- on ne se jette plus l'un sur l'autre comme avant

Dernière mise à jour : 28 mai

La baisse de désir sexuel est un motif régulier de consultation en conseil conjugal.

Cela inquiète le couple, frustre l'un ou les deux partenaires, et génère beaucoup de culpabilité et de souffrance. Quel accompagnement pour restaurer peu à peu le désir ?


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Pourquoi la baisse de désir génère de la souffrance chez les couples ?

Chacun est responsable de sa sexualité, d'être à l'écoute de ses désirs et de ses non désirs.

Si dans un couple, les deux partenaires ont un faible désir sexuel mais qu'ils le vivent tous les deux très bien, qu'ils continuent ainsi ! Il n'existe aucune norme en sexualité.

Les couples sont en souffrance quand ils n'arrivent pas ou plus à se rejoindre sur leur désir, quand ils ont un écart de désir.

L'un se sent rejeté quand il tente des approches et l'autre culpabilise de ne pas avoir assez de désir et de finir par dire non.

Ce sont ces émotions de rejet et de culpabilité qui font souffrance.


De manière caricaturale, nous pourrions dire que les hommes sont plus souvent demandeurs de connexion sexuelle et que les femmes ont un désir plus capricieux. Le facteur hormonal/ biologique est un élément d'explication de ces écarts de désir entre les hommes et les femmes.

Les hommes ont un désir sexuel plus mécanique qui se maintient dans le temps de la relation alors que les femmes ont un désir plus cérébral, qui diminue dans le temps et laisse la place au désir de tendresse.

Les femmes sont soumises à beaucoup plus de variations hormonales que les hommes, du fait de leurs cycles, des grossesses et de la ménopause. Ces variations fragilisent le désir.


Il y a d'autres sources que les différences hormonales pour expliquer les écarts de désir.

Certaines femmes ont du reste un haut niveau de désir et peuvent aussi se sentir rejetées.


Quelques pistes seront à explorer ensemble lors de la thérapie de couple :

o Education à la sexualité, expériences précoces négatives

o Modèles parentaux favorisant peu l’affectivité

o Exposition à des conceptions erronées (notamment la pornographie)

o Monotonie des connexions (le fameux direct pénétration/éjaculation)

o Fausses croyances sur la sexualité (les "tout le monde sait bien que")

o Difficultés à avoir des fantasmes sexuels excitants


Les couples ont l'impression d'être les seuls dans leur cas

Plus d’1/3 des femmes à travers tous les âges présentent un faible désir sexuel, c'est le premier motif de consultation des femmes chez les sexologues... vous n'êtes pas seul(e)s !

Il est nécessaire de mettre à distance les injonctions sociétales qui ont fait de la sexualité un lieu de performance.

Les articles ou témoignages qui recommandent la fréquence idéale par semaine sont à fuir.

Déjà, le mot fréquence, qui renvoie justement à une donnée analytique de performance, est à bannir.

En tant que sexothérapeute, nous parlons de régularité de connexions sexuelles et quand nous échangeons sur le nombre de connexions, nous le faisons à l'échelle d'un mois et non d'une semaine, si vite passée.


Comment fonctionne le désir ?

Il y a basiquement 3 formes de désir

  • le désir spontané, cette impression de feu qui jaillit, très présent au début d'une relation

  • le désir réactif en réponse à une stimulation sexuelle; c'est ce désir qui peut être travaillé avec les couples au long cours

  • le désir carburant qui alimente l’excitation et la recherche de plaisir lors de la connexion sexuelle (et fait que le rapport dure).


Au bout de 18 mois en moyenne après la rencontre, les deux partenaires connaissent une baisse de désir et il devient nécessaire d’avoir une vie intime plus organisée, moins passionnelle, plus réfléchie.

Au début de la rencontre, ce sont nos hormones qui nous faisaient nous jeter l'un sur l'autre, en vue de la reproduction. Nous restons des mammifères programmés pour la survie de l'espèce.

Lorsque cette attractivité "animale" diminue, place à la sexualité adulte, réfléchie et parlée.


La sexualité peut être comparée à un feu.

  • Il y a tout d'abord une étincelle de départ, lié à notre état chimique particulier lors de la rencontre

  • Ensuite le feu devient plus fragile et il risque de s’éteindre s'il n'est pas entretenu

  • Puis, tout au long de la vie de couple, il faut entretenir ce feu : vérifier le tirage (problèmes gynécologiques/ urologiques), souffler sur les braises et mettre des bûches...


Comment raviver le désir ?

En sexothérapie, j'accompagne les couples en travaillant sur les différentes portes d'entrée du désir.

Nous abordons en premier lieu le pôle relationnel et comment l'améliorer.

Nous regardons aussi le pôle corporel, le postulat de base étant que ne rien ressentir n’est pas possible. Il s'agit d'être à l’écoute de ses sensations discrètes (fourmillements dans le ventre, sensation de chaleur, accélération du rythme cardiaque, etc).

Nous travaillons aussi le pôle cognitif, notre 1er organe sexuel étant le cerveau.

30% des femmes ont des pensées sexuelles au cours de la journée contre 60% des hommes.

Avoir des pensées sexuelles nécessite d'avoir de la place pour cela dans la tête : comment faire pour aérer l’espace ? Il peut parfois tout bêtement s'agir de mieux répartir la charge mentale !

D'autre part, l’imaginaire érotique se stimule (littérature, sextos, podcasts etc) et il est tout à fait possible de s'entraîner à convoquer intellectuellement ses fantasmes pour générer du désir.

L'appétit vient en mangeant ?

Au delà du consentement (votre tête vous dit oui), il ne faut JAMAIS forcer le corps.

Le corps n'oublie rien, il restera une empreinte négative si on se force.


Comment le sexothérapeute peut-il nous aider ?

L’amour ne donne pas un super pouvoir de voyance y compris dans la vie sexuelle. C'est encore une fausse croyance.

Chacun est responsable d’être à l’écoute de ses désirs et de ses non désirs et de les communiquer à son/ sa partenaire.

Vous êtes les meilleurs thérapeutes de vous-mêmes et vous savez ce qui est bon pour vous.

Mon accompagnement va consister à vous aider à écouter vos désirs et vos non désirs et et vous aider à les communiquer (l’art et la manière de le dire pour conserver la magie). Tout en respectant votre pudeur.


Le couple est un accordage affectif et érotique et la bonne nouvelle est que ces deux dimensions se travaillent !


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